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Bouge tes oreilles

Les incontournables du rock.

Playlist spéciale Guy Ritchie

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Quoi de plus raccord que des films qui parlent de sexe, drogue et rock’n'roll illustrés par des bandes son funky, roots et rock ? C’est pour ce soucis du détails et un travail toujours remarquable sur les ambiances que je me suis rapidement attaché au style du réalisateur Guy Ritchie.

C’est en 98 que je découvre (comme beaucoup d’autres) Arnaque, Crime et Botanique, l’histoire improbable de 4 potes qui s’embarquent dans une partie de poker qui va les plonger dans la dure réalité d’une mafia britannique  impitoyable et complètement barrée à qui il ne vaut mieux pas devoir de l’argent. Niveau B.O : Iggy Pop et James Brown donnaient le ton.

Séduit par ce premier scénario complexe croisant le destin de plusieurs personnages tous plus charismatiques les uns que les autres,  j’ai forcement succombé 2ans plus tard à Brad Pitt dans la peau du boxeur manouche Mickey embarqué dans l’histoire déjanté de Snatch et son diamant volé. Sur la B.O on retiendra : les Stranglers, Maceo Parker et Oasis (Fuckin’ in the Bushes, que je n’ai pas trouvé sur deezer).

Je passe sur le film Revolver, que je n’ai pas vu mais qui a dérouté le public, et termine par le dernier film en date Rock’n'Rolla. Avec une bande son agrémenté des Clash, Lou Reed, Subways et bien d’autres morceaux survoltés, ce film m’a de nouveau embarqué dans un histoire de gangster décalée et cynique ! Rien ne résume mieux ce film que les premiers mots de l’intro :

People ask the question… what’s a RocknRolla? And I tell ‘em – it’s not about drums, drugs, and hospital drips, oh no. There’s more there than that, my friend. We all like a bit of the good life – some the money, some the drugs, other the sex game, the glamour, or the fame. But a RocknRolla, oh, he’s different. Why? Because a real RocknRolla wants the fucking lot.

Pour son prochain film, Guy Ritchie s’attaque à l’adaptation des aventures de Sherlock Holmes… pas sûr qu’il soit très rock’n'roll ce vieux Sherlock. Mais la rock star Johnny Quid devrait bientôt revenir dans The Real Rocknrolla

Découvrez la playlist Guy Richie avec Stretch

Them Crooked Vultures l’album

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On aura rarement vu un groupe si bien transformer un buzz musical sans précédent. Rappelez-vous, tout a commencé avec 3 symboles circulant sur le web, on pouvait y reconnaitre le double FF des Foo Fighters, le spermatozoïde et l’ovule formant le Q de Queens Of The Stone Age et un symbole runique déjà vu sur la pochette de l’album Led Zeppelin IV. Puis il y eu le groupe surprise de Rock En Seine Les Petits Poids qui révéla le trio Josh Homme, Dave Grohl et John Paul Jones sous le nom Them Crooked Vultures (trad. Leurs Vautours Tordus). S’en suivi tout un tas de vidéos teasing sur Youtube suggérants d’excellent accords guitare/basse/batterie.

Avec tout ce tapage je commençais à sérieusement douter de la réelle qualité de cet album. Mais la semaine dernière le voile s’est lever sur le premier album de ce supergroupe et mes doutes ont vite laissé place à un énorme sourire auriculaire. Avec un Josh Homme des plus inspiré, un Dave Grohl épileptique derrière ses fût et toute l’expérience/l’influence du sage Mr Jones, cet album est simplement redoutable, puissant et survolté.

Même si dans le genre desert rock le groupe emprunte beaucoup aux QOTSA, une grande part de l’originalité de l’album réside dans son acoustique qui donne l’impression de se retrouver derrière la vitre du studio d’enregistrement. Pour la reste la précision et la maitrise des musiciens assurent le show.

Et ça commence fort avec No One Likes Me Neither Do I qui séduit d’entrée par un rythme assez soft une mélodie accrocheuse qui dans un premier temps attendrira les oreilles les plus sensibles. Mais au cœur de ce calme éphémère se met à gronder un orage qui donne le ton d’un album qui n’est pas là pour faire pas dans le velours.
La machine est lancée avec un Mind Eraser, No Chaser qui donne un bon coup d’accélérateur et se conclue en fanfare comique façon No One Knows et son Portoricain, faut-il y voir un clin d’œil à la collaboration de Grohl et Homme sur Song For the Deaf ?
Rencontre entre le hard rock et des sonorités asiatiques New Fang devrait rapidement faire un carton sur les bande FM. Dead End Fiends, plus rugueux aura sans doute plus de peine à s’imposer mais les amateur de grosses guitare apprécieront.
Vient enfin La tuerie de cet album, mon morceau fétiche qui passe en boucle dans le casque, Elephant. Surpuissant, la batterie de Dave Grohl arrache tout sur son passage et se fait emporter par une guitare qui tourbillonne à la vitesse d’un cyclone.
La suite de l’album me parait tout de suite moins savoureuse après cette déferlante rock. Mais au milieu de titres sauvages (Repyiles, Caligulove) on trouve quand même quelques perles bien groovy comme Scumbag Blues et Gunman.

Fin 2008 à la même époque c’était AC/DC qui achevait en beauté l’année, fin 2009 c’est donc Them Crooked Vultures qui me régale comme aucun album ne m’avait encore régalé au cours de cette année. J’espère que ce side project n’en restera pas là et donnera lieu à de nouveaux échanges agités entre ces 3 superstars du rock.

I Am My Only Fan

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Parfois, je reçois des mails pour faire la promo d’un nouveau groupe. Parfois, on me parle du pote d’un pote qui a un groupe. Souvent, ce que j’entends ne me correspond ou ne m’intéresse pas et je passe ma route. Mais il y a quand même des fois, au hasard d’une conversion avec un collègue de travail, où mes oreilles restent captivées par la découverte de nouvelles sonorités à la dérive dans l’immensité de MySpace.

C’est en fait exactement ce qu’il s’est passé avec le groupe I Am My Only Fan. Monk, BrAm et Virgil composent un trio garage rock qui puise son inspiration dans ce que le rock anglais a pu nous donner de meilleurs. On retrouve l’influence d’Iggy and The Stooges dans Who Pissed in The punch ? (j’adore le titre !) avec une guitare bien sauvage qui me rappelle I Wanna Be Your Dog. Dans ce morceau il y a donc une bonne dose de rage, du festif avec quelques notes ska et aussi un excellent intermède psyché bien délirant. J’adore aussi toute l’intensité électrique de Don’t Know The Way You F***g Are, même si les coeurs sont un peu cheap sur le refrain, le final parlé sous forme de discours à la façon d’un Fuckin’ In The Bushes de feu Oasis est juste terrible.

Mais bordel ! A l’écoute des 7 titres disponibles j’ai l’aggréable sensation de me retrouver sur la bande son d’un nouveau film de Guy Richie. Comme dans un bon Arnaque, Crime et Botanique je retrouve toute l’atmosphère nerveuse et décalée que j’aime dans ces films anglais. Tout part d’un invraisemblable puzzle qui une fois assemblé révéle des musiques d’une originalité exaltante.

Alors les gars, n’hésitez surtout pas à faire partager vos nouvelles compos et vos dates de concert s’il y a lieu !

Wolfmother

wolfmother

Après un split tout aussi rapide que leur un premier album (2006) était intense, le leader touffu de Wolfmother Andrew Stockdale a reformé le groupe avec de nouveaux musiciens pour la sortie le mois dernier de Cosmic Egg.

Batterie qui claque fort et riffs de guitares assassins, à l’écoute de leur premier album éponyme, impossible de nier les influences Led Zeppelinesque ou Black Sabbathesque des jeunes Australiens. A l’époque, vous avez surement secoué vos cheveux et succomber au rythme effréné de leur tube Woman; guitare, batterie et clavier s’entrechoquaient dans un chaos jouissif à tout faire péter ! Mais si comme moi vous ne vous étiez pas attardé sur l’intégralité de l’album vous êtes sans doute passé à coté d’une montagne de titre ravageurs, dont l’exceptionnel Joker and Thief qui est une véritable tornade rock ! Ou encore Mind’s Eye et son clavier fou so 70′s.

Cosmic Egg, l’album de la nouvelle formation est lui aussi à écouter si vous cherchez du gros son. Avec ce qui faut de rock et de psyché, je ne me lasse pas de Violence Of The Sun et son final tellement aérien qu’il me fait planer. Il y aussi In The Morning qui sonne comme un bon Lucy In The Sky des Beatles mais avec toute la dose d’électricité qu’il faut pour dynamiser le tout. Seul regret sur cet album, l’absence du clavier qui apportait beaucoup à l’originalité du groupe.

Si groupe gagne en force de frappe sur Cosmic Egg, dans l’ensemble ce dernier opus restent tout de même moins intéressant et intense que son prédécesseur. Quoi qu’il en soit arrêter vous sur ces deux albums qui méritent de révéler un groupe qui a su retenir le meilleur de ce que les anciens  nous ont apporté.

Michael Jackson, une part d’histoire

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Tout le monde y a été de son hommage et de sa petite larme à la mort du King of Pop. Pour ma part je n’ai que très sobrement souligné le départ de ce grand artiste sur les pages de ce site.

Je n’ai jamais été un inconditionnel fan de Michael Jackson et sa mort ne me l’a pas pour autant révélé comme un messie. Pourtant, il fait parti de ces grands qui ont marqué une époque, peut être même tout un siècle, et révolutionné le monde de la musique. De Thriller à Ghost, en passant par Give In To Me, nombreux sont les morceaux forts, sur lesquels il est souvent impossible de retenir un pas de danse ou un petit cri. Alors il était logique que je rassemble ses titres les plus marquant au sein d’une playlist.

Si pour nombre d’entre vous cette playlist consacré à Michael Jackson sentira le réchauffé. Arrêtez-vous tout de même sur Maria, un morceau que je découvre tout récemment, vibrant d’émotion et enregistré alors qu’il avait 13ans.

Découvrez la playlist #1 Michael Jackson avec Michael Jackson

The Lost Fingers

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The Lost Fingers ? Mais d’où sortent-ils ? Avec un concept aussi barré, ça ne peut que venir tout droit du Canada. Hommage au jazz de Django Reinhardt et aux grands succès des années 80, Lost In The 80′s regorge d’excellentes réinterprétations qui apportent toute la chaleur du jazz manouche à des morceaux cultes.

Alors pour l’occasion on ressort du tirroir et on dépoussière des titres retro à souhait : Tainted Love, Part-Time Lover, Fresh, Careless Whisper. On part aussi dans un bon délire avec la reprise de Joe Le Taxi. Mais surtout on adore la nouvelle dimension que prennent des morceaux intouchables comme Billie Jean ou encore You Shook Me All Night Long.

Je ne vous propose pas l’album révélation de l’année, mais histoire de vous détendre les oreilles arrêtez-vous un instant sur cet album et je vous assure que vous passerez un agréable moment… à condition d’aimer le jazz manouche bien entendu.

Arctic Monkeys – Humbug

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Rappelez vous What Ever People Say I am, That’s What I’m Not, il y avait du punk festif et dansant sur ce 1er opus de 2005 où l’on découvrait la fougue adolescente fraiche et incontrolable des jeunes anglais sur des rythmes hallucinant comme I Bet You Look Good On The Dancefloor. Puis en 2007, Favourite Worst Nightmare nous plongeait dans une ambiance plus dark mais avec une créativité musicale toujours aussi débordante et des morceaux beaucoup plus aboutis (505, Old Yellow Bricks, …).

Pour Humbug, Arctic Monkeys sont parti enregistrer aux States sous la houlette des producteurs Josh Homme (Queen Of The Stone Age) et James Ford (Klaxons, Florence and The Machine,…). C’est donc sans surprise que l’on retrouve cette atmosphère western (My Propeller) qui m’avait frappée sur le projet parallèle d’Alex Turner The Last Shadow Puppets (là aussi produit par James Ford) ainsi qu’un style plus lourd avec des lignes de basse et des effets de voix sans nul doute empruntés aux QOTSA.

Pour autant l’album garde sans conteste la patte des Arctic Monkeys. Certes moins dynamique que leur 1er album mais toujours aussi explosif avec des montées en puissance toujours aussi efficaces (Crying Lightning), Humbug n’est autre qu’un album de rock anglais à la sauce américaine. Etrange mélange des genres qui ne réussi pas à me convaincre sur les trop oppressants Dangerous Animal et Pretty Visitors. Toutefois, la mixture passe beaucoup mieux avec Potion Approaching qui se démarque par un changement de ton bien senti au milieu du morceau. Pour le reste, j’adhère totalement à la force tranquile qui se dégage de Fire and The Thud et Dance Little Liar, deux morceaux qui eux aussi prennent toutes leur dimensions dans des finals en forme de feux d’artifices électriques. Secret Door et Cornerstone sont deux sublimes balades qui pour le coup collent beaucoup plus avec une sensibilité anglaise et un style propre aux Monkeys. Enfin, l’album se termine sur un petit joyaux justement intitulé The Jeweller’s Hand. Avec un coté Dyonisos et sa Mécanique du Coeur, Arctic Monkeys signe sans doute leur plus belle chanson. A la fois poétique et enflammée, l’album se clos par des accords aériens et envoutants.

L’écoute des albums d’Arctic Monkeys se fait de moins en moins immédiate mais les trésors qu’ils recélent sont de plus en plus riches et la composition se veut sensiblement plus mature. Avec Humbug, Arctic Monkeys confirme sa place auprès des grands noms du rock anglais ainsi que dans mon coeur.

Florence & The Machine – Lungs

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C’est une peu par hasard que je découvre Florence & The Machine avec ce mix de leur titre You’ve Got The Love par The XX. La voix de la chanteuse, attachante, douce et aérienne, me rappelle celle de Lily Allen et aiguise ma curiosité. Ni une ni deux je fonce écouter en ligne Lungs, premier album du groupe.

Dès le 2ème morceaux, je découvre que le groupe ne m’est pas totalement inconnu. Rabbit Heart circule en ce moment sur les ondes et la voix de Florence Welch m’avait déjà interpellé. Avec ce je ne sais quoi de folklore irlandais modernisé et un timbre rappelant celui de Sinead O’Connor et Kate Bush, Florence séduit par sa voix chaleureuse.

Mais les 13 morceaux qui composent Lungs révèlent une chanteuse exceptionnelle avec une telle flexibilité dans la voix lui permettant de jouer sur différents registres émotionnels. Si les compositions dépassent la simple pop mielleuse et ravissent par leur énergie (Drumming Song), la voix de Florence est juste envoutante. Je n’avais pas ressenti ça depuis ma rencontre avec une certaine KT Tunstall, écouter Kiss With A Fist pour comprendre.

Lungs est donc un pur plaisir pop survitaminé révélant une voix à coté de laquelle je vous conseille de ne pas passer !

Rock Playlist Contest

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Voilà une excellent idée, créer une playlist rock à couper le souffle qui embarque l’auditeur à 200km/h et l’assomme de plaisir.

Mais ce n’est pas tout, cette playlist se transforme en véritable défi avec une série de règles imposées par l’instigateur du concours, le blog Art-Rock. Parmi ces règles : pas de live, pas de mielleux, pas d’inaudible… Uniquement la crème de la crème judicieusement associée au sein d’une playlist de moins d’une heure pour faire monter l’adrénaline.

Voilà un bon prétexte pour une playlist rock bien rageuse !
Enjoy :)

In The Mood For Life

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Première impression dès la fin de la première écoute, avec ce nouveau patchwork vocal et instrumental le Docteur Frankenstein du trip hop français surpasse la qualité de ses deux premiers opus Tales of The Forgotten Melodies et Hope & Sorrow. L’univers de Wax Tailor est vite planté et le titre de l’album affirme une composition fortement influencée par le cinéma (cf. In the Mood For Love).

Savant mélange des genres, les beats hip hop s’harmonisent parfaitement avec les accords de jazz et les voix soul, rap et pop des artistes invités à collaboré sur cet album. Une fois n’est pas coutume on retrouve la mélodieuse voix féminine de Charlotte Savary (Dragon Chaser) et le flow imparable d’ASM (Say Yes) déjà présents sur les précédents albums. Une autre très appréciable collaboration, celle du très médiatisé Charlie Winston qui signe un excellent morceau en assurant un groove irréprochable sur le titre I Own You. Mais l’amateur de flutio que je suis ne peux s’empêcher de succomber à l’énorme B-Boy on Wax. So hip hop, so groovy, so oldschool, je craque littéralement sur ce morceau ! Je fond aussi sur les voix voluptueuses de la New-Yorkaise Sara Genn (Dry Your Eyes) et Voice (This Train) qui viennent sublimer les compositions de Wax.

Si les précédents albums faisaient la part belle à des speech vocaux parfois trop long et peu intéressants musicalement parlant, ils se font plus discrets et plus appropriés sur cet album. On apprécie leurs incursions ne dépassant pas la minute dans les quelques interludes qui séparent les morceaux. L’unité de cet opus le rend plus vivant et moins expérimental que ses prédécesseurs.

Comme une bouffée d’oxygène en pleine jungle urbaine c’est ici un voyage sensoriel à la limite du rêve que nous offre Wax Tailor, un artiste qui trouve définitivement sa place dans ma liste des incontournables.