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Bouge tes oreilles

Les incontournables du rock.

Rock n’ Soul Radio

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DJ Zebra, le frenchy qui nous a (pour la plupart) initié aux bootlegs sort son premier album « officiel ». Après plusieurs compilations thématiques (woodstock, cinéma,…) Zebra s’associe à Monty, tromboniste de Dyonisos, pour un hommage aux radios anglaises à travers 9 titres réarrangés et mixés sous la forme d’une émission de 30min avec ses jingles et ses transitions.

En résumé, Rock n’ Soul Radio « c’est entre Elvis et James Brown avec du Hip Hop quoi » dixit l’intro de l’album. Intro qui annonce parfaitement la couleur avec un mix de mots extraits d’interview ou de références musicales incontournables (ACDC, Dead 60′s, les Buggles, Donna Summer,…) qui fini par décoller dans un crescendo guitare/trompette à tout casser !

Plus qu’un album de mix, cet album est avant tout un livre ouvert sur l’éducation musicale de Zebra. A l’origine bassiste de Billy Ze Kick, c’est bien le musicien qui nous parle et nous raconte ici ses titres préférés en commençant par un monument de la soul music du label Motown un brin surboostée : This Old Heart of Mine par The Isley Brothers. Et comme le précise le titre de l’album, Zebra n’est pas que soul il est aussi rock et nous ravie en ajoutant une bonne dose de groove sur l’énorme Black Hole Sun de Soundgarden qui fut l’un des premiers succès du chanteur Chris Cornell dans les années 80. Ainsi, l’album jongle entre rock et soul en ravivant le souvenir de la grande époque de Prince ou Depeche Mode en passant par des classiques comme Let’s All Chant.

A la fin de ces trop courtes 30min j’ai comme envie de demander  » ‘tin ! ça passe sur quelle bande FM cette rock n’ soul radio ?! ». La réponse est tous les vendredi et samedi sur Le Mouv’ de 22h à minuit, mais sans toute la saveur des ces excellents réarrangements instrumentaux. Un peu comme les expériences de bootlegs live déjà réalisées par Zebra, avec Cali ou Louise Attaque entre autres, les arrangements instrumentaux maisons amènerait ce qu’il faut de « réel » dans ce patchwork virtuel que sont les bootlegs.

Album en écoute ici.

Gorillaz Plastic Beach

plasticbeach

Officiellement sorti aujourd’hui mais disponible à l’écoute (ici) depuis la semaine dernière, j’ai eu le temps de décortiquer pour vous ce nouvel album du groupe le plus visionnaire du 21ème siècle.

Si le coup de coeur avait été immédiat sur leur premier album éponyme (2001), il m’avait fallu un temps d’adaptation plus long sur Demon Days (2005). C’est donc avec parcimonie que j’ai jugé Plastic Beach lors de ma première écoute; car d’entrée de jeu la partie n’était pas forcément gagnée pour Damon albarn et son comparse dessinateur Jamie Hewlett. A la fois perturbé et décontenancé par de nouvelles alliances électro hip-hop alambiquées, cet album m’a d’abord laissé perplexe. Mais dès la deuxième écoute, révélation ! Il fallait se familiariser avec une nouvelle approche musicale plus futuriste et électronique que les précédents albums.

Tout débute avec une intro orchestrale qui campe le décor : du ciel bleu, un grand soleil et la solitude d’une île perdue en pleine mer. Enfin pas si perdue que ça car un grand nombre de guest star y on trouvé refuge. A commencer par Snoop Dog qui, dans un trip electro funk rap, nous souhaite la bienvenue dans le monde de cette plage de plastique (et non dans le monde d’une salope en plastique). S’en suit une agréable escapade orientale avec White Flag malheureusement très vite plombée par un rap peu mélodique sur fond musical de borne d’arcade qui n’a pas su me séduire.

Cette première déception est très vite effacée par le très efficace Rhinestones Eyes avec ses couplets dans la pure tradition pop de Gorillaz surmontés de refrains electro-punk diaboliquement accrocheurs. Et le diable s’invite sur un des morceaux les plus obscurs et sournois de l’album : Stylo. En total rupture avec les précédents allbums, Stylo tout comme Glitter Freeze sont assez difficiles d’accès mais finalement quasi hypnotiques et ce en partie grâce à la voix d’un Bobby Womack comme sortie d’outre-tombe sur Stylo. Bobby Womack qui s’illustre encore en toute fin d’album sur le magnifique et mélodique Cloud Of Unknowing. Beaucoup d’autres morceaux m’ont demandé une écoute acharnée pour les apprécier. Le plus complexe de tous mais sans doute le plus original et innovant est Sweepstakes; sa fusion entre electro et trompettes festives est simplement géniale.

Retour sur une plage d’été avec chaise longue et cocktail à la clé sur l’ultra rafraichissant et futur tube en puissance Superfast Jellyfish. Dans une veine plus zen mais tout aussi détendue, Empire Ants aurait pu être d’un ennuie mortel si en plein milieu elle ne basculait pas sur de la disco pop acidulée, jouissive et planante. Toujours accompagné de Litlle Dragon, on regretterai presque cette dérive loufoque sur la trop calme balade aux accents Hawaïen To Binge et le trop linéaire Broken. Mais sur ce point Gorillaz se rattrape avec Melancholy Hill, une autre balade cette fois-ci dans la plus pure tradition pop anglaise.

Il y a sur cet album un grand nombre de perles, mais ma préférée est sans doute cette incursion de Lou Reed dans l’univers de Gorillaz sur Some Kind Of Nature. Pourtant en total opposition, le spleen si spécifique à la voix de Lou Reed était fait pour entrer en osmose avec les sonorités comico-ludiques du groupe. Une autre rencontre exceptionnelle pour un morceau incontournable aux allures de western sous marin est celle de Mick Jones et Paul Simonon ex-membres des Clash sur Plastic Beach. Toujours dans un registre western, l’album se clôture sur un Pirate Jet à la sauce Enio Morricone avec sa petite corde de banjo et ses sonorités rebondissantes.

Une chanson de fin qui laisse nos héros filer dans le couchant. Simple constat écologique ou réel mot de la fin, Gorillaz nous annonce « It’s all good news now ». Ah! J’aimerai que ces allumés virtuels files vers de nouvelles aventures car oui, malgré son accessibilité peu évidente, cet album confirme toute l’admiration que j’ai pour le travail de ce génie futuriste qu’est Damon Albarn.

Joue-la comme AC/DC

airbourne

Suis-je totalement passé à coté de ce groupe en 2008 ou alors est-ce une nouvelle preuve de ma filiation avec un poisson rouge ?

Quoi qu’il en soit je (re)découvre Airbourne et leur 1er album Runnin’ Wild. Avant de mettre un nom sur ces jeunes australiens, les premiers accords entendu à la radio m’ont immédiatement plongé dans le bon vieux hardrock d’AC/DC façon Givin The Dog A Bone, le tout dépoussiéré par une jeune impétuosité emprunté à The Offspring sur le titre Runnin’ Wild. Et la première impression se confirme sur un album explosif qui aurait pu être signé par leurs ainés.

Tout, dans la voix, les riffs, le tempo, semble marqué au fer rouge par l’influence des frères Young. Alors, certes on passera sur l’originalité mais peut-on dire qu’AC/DC fasse dans l’originalité depuis des décennie ? Pas vraiment, leurs albums se suivent, se ressemblent mais cartonne pourtant toujours bien.

Partant de ce constat et avec tout le talent qu’il faut pour assurer la comparaison, Airbourne reprend la recette et les thématiques classiques des papy du rock  : femmes, alcool, vitesses et excès en tout genre comme le souligne parfaitement Too Much, Too Young, Too Fast, véritable hymne d’une nouvelle jeunesse rock’n'roll.

Alors histoire de vous mettre en jambe avant la sortie de leur nouvel album No Guts, No Glory le 7 mars prochain, montez le son et écoutez un peu ça !

Uptown Funk Empire

uptownfunkempire

Une fois n’est pas coutume, je commence la semaine en sortant du Jamiroquai du fin fond de mon iPod. Après avoir passé la semaine à user une nouvelle fois l’excellent Traveling Without Moving, je me met en quête de sonorité funk aussi pêchues que celle de Jay Kay. Et c’est encore une fois mon dealer de son officiel (il se reconnaitra) qui me dégotte une méga perle nommée Uptown Funk Empire.

Création originale de Bruno « Patchworks » Hovart, ce compositeur autodidacte (guitare/basse/clavier) beigne depuis tout gamin dans le funk et rend en juin 2009 un excellent hommage au genre avec The Empire Strikes Back. Plus qu’un hommage cet album est une véritable renaissance funk ! Avec ce qu’il faut d’électro pour être moderne sans renier les valeurs d’antan, Uptown Funk Empire remet au goût du jour le boogie, le disco et la soul.

Un album génial, juste énorme, comme je les aime qui fait vibrer jusqu’au bout des pieds. Pour l’écoute c’est par là, direction MySpace !

Black Eyed Funk

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Comment introduire un monument comme Stevie Wonder ? Chanteur, aveugle, né dans les années 50… comme Gilbert Montagné. La blague, le parallèle n’est pas des plus glorieux.

Stevie, c’est avant tout une énorme référence dans la discographie du label soul Motown. Artiste complet (auteur-compositeur-musicien-interprète), il est le compositeur de dizaines de morceaux aux orchestrations funk qui brillent encore dans le fond de ses lunettes noires ou dans les reprises de nombreux artistes revendiquant l’influence majeure de ce maître : Tupac, Jamiroquai, Red Hot, Lenny Kravitz,…

Bref, pour la bio tout est raconté sur Wikipédia. Pour ce qui est du son c’est le titre I Wish que je vous propose. Il faut l’avouer c’est avec le film Wild Wild West et le réarrangement de Will Smith que je l’ai découverte. Mais honnêtement, l’originale la surpasse de loin. Attardez vous sur chaque instruments (piano, basse, trompette), c’est du caviar !

So 90′s

90s

Chaque mois je reçois l’invit’ aux soirées We Are The 90′s. Même si le concept de danser sur les tubes Dance/House des années 90 me plonge dans une profonde angoisse, j’avoue que l’annonce de noms comme Dr Alban ou Haddaway réveille en moi une furieuse envie de réécouter ces titres qui ont bercés ma jeunesse.

Alors, juste pour le fun et parce que malheureusement cela représente un pan de notre histoire musical, voici une playlist assez sauvage qui reprend en vrac tous les morceaux qui m’ont fait dire : « oh non ! c’est pas vrai » ou « oh mon dieu, c’est horrible j’écoutais ça » ou encore « mais comment on a pu écouter ça » et surtout « J’adore ! J’écoutais ça en cassette dans la voiture quand j’étais en CM2 «  (dédicasse à Anne, son AX et Ace Of Base).

Enjoy :)

Découvrez la playlist 90′s avec Compilation 90′s Dancefloor

Les surfeurs de Paname

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Ce matin le temps est étrange sur Paris, ciel plombé teinté de gris et de vert. Au large de la Seine je sens un swell de tous les diables se lever.  Guitare à la main, les surfeurs parisiens guètes l’horizon prêt à chevaucher les vagues du plus beau spot de France. Ces gars là se nomment Les Cavaliers et joue du Surf Rock tout droit venu des côtes Californiennes.

Depuis les Beach Boys on le croyait en voie d’extinction (et totalement has been)  mais Les Cavaliers ressuscitent le meilleur du Surf Rock. Avec des instrumentaux plus proches du son initié par Dick Dale et reprit par Tarantino en intro de Pulp Fiction, leur album présente 10 titres plein de fun toujours portés par une pure vague de reverb et de vibrato. A l’écoute du premier titre  « Les cavaliers de l’apocalypse sont des surfeurs » on plonge d’emblée dans un tube que seul les plus grands surfeurs savent nous faire découvrir de l’intérieur. Et la suite de l’album nous tient en haleine tel un surfeur sur le fil d’une vague 4 mètres avec des morceaux qui croisent la route d’autre références de légende tel que Chuck Berry (Bourreau des cœurs). Au passage, sur Attache moi je relève aussi une belle collaboration, plus rageuse, avec le groupe Tu Sera Terriblement Gentille.

J’adhère totalement à ce bref album, sorti en novembre 2008, qui en 25min m’emporte loin de la froideur parisienne quelque part sur une plage de sable chaud en train d’admirer une bande de chevelu joant les équilibristes sur leurs planches.

Très joyeuse année 2010

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Avant de se plonger dans une nouvelle année musical, je vous propose de faire un arrêt sur les albums qui ont marqué l’année 2009 de BooGee’S le blog Rock.

Commençons avec un immense coup de coeur. Époustouflante et décoiffante, ma rencontre avec la jeune Izïa -écouter- a été une véritable révélation. Rarement une voix ne m’avait autant charmé par sa puissance. Découverte avec Back In Town, le premier album d’Izïa Higelin est simplement génial, intense et nerveux.
2009 a aussi été l’année d’une autre voix féminine haute en couleur, celle de Florence et son groupe The Machine -écouter-. Avec sa pop anglaise à la fois pleine de folklore et de modernité, la voix de Florence est exceptionnelle et envoutante. Son album Lungs est une agréable dose de bonheur et de féérie.
Coté rock impossible de passer à coté de la collaboration la plus explosive de l’année, le super-groupe Them Crooked Vultures -écouter- qui réuni 3 artistes incontournables : John Paul Jones, Josh Homme et Dave Grohl.

A coté de ce trio de tête je n’oublie pas l’excellent Humbug des Arctic Monkeys -écouter- qui ont une nouvelle fois su faire évoluer et murir leur musique. Une autre belle évolution artistique est celle de Wax Taylor -écouter- avec un album parfaitement orchestré enfin taillé dans un même bloc. Et pour terminer l’année, j’embarque avec Féfé -écouter-, ex du Saïan Supa Crew, sur des sons rap et groovy qui apportent un peu de fraicheur au paysage musical français.

En attendant une très prochaine rétrospective musicale de cette première décennie musicale du 21ème siècle, je vous souhaite à nouveau une excellente année 2010.

BooGee’S
Je suis passé pour être présent dans ton futur

Il est né le vilain enfant…

SantaVsSatan

25 décembre : date clé choisie pour célébrer la naissance du divin enfant. 6 décembre 1968 : les Stones choisissent d’honorer son opposé à travers cet ode démoniaque qu’est Sympathy For The Devil.

Qui de Santa ou de Satan était là le premier ? L’un peut-il exister sans l’autre ? Puisque parfois la lumière a besoin des ténèbres pour briller, rendons aussi grâce à celui qui légitime l’existence d’un morceau aussi brillant que ténébreux.

Please to meet you, hope you guess my name.

Sympathy For The Devil (Neptunes Remix)



-M- live @ La Cigale

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C’était hier soir à La Cigale, pour le plus grand plaisir de nos yeux ébahis et de nos oreilles en alerte, -M- était de retour sur scène. Avec une troupe de musicos toute neuve (à l’exception de Cyril Atef) et une coupe de cheveux plus démesurée que jamais, -M- nous a régalé avec 2h30 de pur bonheur.

Toute de blanc laqué recouverte, la scène s’est parée de couleur pop ou d’ombre projetées dans une ambiance lunaire et s’est parfois transformée en véritable théâtre comique pour Mathieu et ses acolytes (sur Le Complexe du Corn Flakes en particulier). A ce propos, si Vincent Ségal, Sébastien Martel et Dj Shalom n’était pas de la partie, d’autres artistes de talents ont accompagné -M- tout au long de la soirée. Parmi eux, impossible de manquer la bassiste à crête de hérisson montée sur talons hauts Elise Blanchard qui m’a juste scotché sur son solo de Machistador. Autre solo remarquable, celui de l’exceptionnel Cyril Atef derrière ses fûts, à chaque fois ce gars fout une ambiance de taré ! Mais ce concert était avant tout une affaire de famille avec la présence d’Anna (sœur) et Joseph (frère) Chedid. La voix d’Anna était simplement sublime et enivrante notamment sur Ma Bonne Étoile.

Enfin, ce n’est pas le tout de parler des autres mais venons en au plat de résistance. Si l’album Mister Mystère s’annonçait plus comme celui d’un Mathieu Chedid libéré de son double endiablé, le concert d’hier n’a pas laissé en reste le fou furieux qui sommeil en Mathieu et les amateurs de guitare auront apprécié ses solos toujours aussi parfaits, groovy et Hendrixien. C’est bien à une véritable bête de scène en parfaite osmose avec son public auquel nous avons eu affaire. Lunette extravagante, costumes noir/blanc ou blanc/noir et coupe de hibou ébouriffé, -M- était à la fois plus introverti et plus fou que jamais. Se baladant entre la poésie de son dernier opus et les digressions funk-rock électrique de ces titres phares, l’artiste a transcendé La Cigale du sol au plafond et de la fosse aux balcons.

Jamais un artiste n’aura autant partagé avec son public. A sa demande, la salle entière s’est arrachée la voix (1, 6, 12 et 16 fois de suite) sur un inoubliable Est-Ce Que C’est Ça, elle a aussi assurée un chœur toujours aussi magnifique sur Je Dis Aime, mais elle s’est surtout laissée envouter par les sonorités Africaines de Mama Sam et Amsetou.

Pour mon second concert de -M-, après notre Tête à Tête de Bercy en 2005, j’ai à nouveau été totalement happé par l’univers hors du commun de cet Artiste (avec un grand A, oui oui) taillé pour la scène. Bien plus chaleureux et intime qu’un Bercy, -M- a littéralement mis le feu à La Cigale, Il m’a mis le feu et je penses que tout le public lui a bien rendu.

Vous voulez me faire plaisir à Noël ? Offrez moi une place pour l’Olympia en mai, j’en veux encore !!!

Les photos de Jim et Cristoon sont à voir ici.