Critique : Tonight Franz Ferdinand

Sorti il y a déjà un mois, le 3ème album des écossais de Franz Ferdinand n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd. Les critiques sont rapidement parues sur la toile et je débarque un peu après la bataille. Il faut dire que Tonight m’a donné du fil à retordre et m’a surtout demandé pas mal […]



Sorti il y a déjà un mois, le 3ème album des écossais de Franz Ferdinand n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd. Les critiques sont rapidement parues sur la toile et je débarque un peu après la bataille. Il faut dire que Tonight m’a donné du fil à retordre et m’a surtout demandé pas mal d’écoutes.

En octobre dernier, le titre Lucid Dream me faisait attendre avec impatience la sortie de cet album. Groovy à souhait, Franz Ferdinand semblait explorer de façon inspirée une nouvelle manière de composer. C’est donc avec une envie de sauter dans tous les sens que j’ai débuté l’écoute de Tonight quelques jours après sa sortie.

Tout d’abord je dois saluer la prise d’initiatives du groupe qui a su se renouveler et explorer d’autres styles. Il faut dire que leurs deux albums précédents étaient excellents mais semblaient avoir été coulés dans le même moule. Sur cet album on retrouve bien entendu ce qui a fait le succès de Franz Ferdinand, avec ce son si particulier qualifié de dirty pop que l’on retrouve sur Bite Hard et What She Came For.

Mais parmi les bonnes surprises issues de ces nouvelles expériences sonores, on trouve surtout ce son groovy que j’attendais tant. Si dans le genre Ulysses ouvre parfaitement l’album, tous les lauriers reviennent à No You Girls qui a su émoustiller mes petits pieds et les faire sautiller. La ligne de basse et le refrain sont juste extra ! Petit regret tout de même sur le décrochage dans les aiguës à la fin du morceau : pas terrible pour les oreilles. Gage de qualité, ce titre illustre actuellement la nouvelle campagne publicitaire iPod Touch diffusée actuellement sur les écrans américains.

Passons maintenant (déjà…) aux choses qui fâchent. D’où sort ce foutu synthé qui vient tout saccager au milieu de l’album ? Des années 80 ?!  Non, sérieusement le trip psyché / new wave n’est pas du tout bien passé. Lucid Dream qui était une perle en version radio est relégué à un vaste délire psychédélique dans sa version CD. Je ne parle même pas de Live Alone et Can’t Stop feeling qui semblent tout droit sortis d’une autre galaxie…

Les choses s’adoucissent sur les deux derniers morceaux de l’album avec Dream Again, qui nous fait gentiment quitter le bad trip écossais, et le mélancolique Katerine Kiss me qui sonne comme une fin d’album trop arrosée.

J’ai passé beaucoup de temps à chercher le concept qui a pu motiver cet album. Au final, je pense que Tonight doit être considéré comme une virée nocturne en compagnie du groupe. Comme tout début de soirée, celui-ci commence de façon enjoué et rythmée mais annonce directement la couleur « you’ll never going home ». De verres en verres la soirée (l’album) échappe à tout contrôle et semble finir la tête dans les toilettes ! Et nous voilà rendus au petit matin, la tête dans la brume avançant au radar dans un petite ruelle de Glasgow éclairée d’une rangée de réverbères.

Un Commentaire

  1. Flo! a ajouté ces quelques mots le 7 mai 2009 | Permalien

    Merci d’avoir réussi à transposer en quelques lignes le concept de cet album que je partage entièrement et que je n’avais pas été capable de retranscrire dans ma critique ;)

    Au plaisir !

    Flo

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