Majors 1 – 2 Web

La musique et le web, voilà qui alimente les débats depuis près de 10 ans. Le web se veut fort d’être un média de communication incontournable servant mieux que n’importe quel autre support la promotion des artistes. Pourtant, les Majors (grandes maisons de disques) et le web ne font pas si bon ménage. Où en […]



La musique et le web, voilà qui alimente les débats depuis près de 10 ans. Le web se veut fort d’être un média de communication incontournable servant mieux que n’importe quel autre support la promotion des artistes. Pourtant, les Majors (grandes maisons de disques) et le web ne font pas si bon ménage. Où en sommes-nous dans ce combat de titans ?

Pour pallier aux bas débits du web à ses débuts, la recherche a donné naissance à l’excellent format compressé qu’est le mp3. Le son s’est alors ajouté à la palette de média dont disposait Internet. Mais avec l’évolution des débits, le partage de fichiers musicaux n’a cessé de croître et les maisons de disques se sont insurgées contre les droits d’auteurs bafoués et, surtout, le manque à gagner. A cette époque, le web n’était pas encore assez puissant, la première manche fut donc remportée par les Majors.

Ces dernières années, les nouveaux artistes sont découverts sur MySpace : Lily Allen, Arctic Monkeys. Quant aux anciens, Madonna, Coldplay, ils renient et quittent ceux qui, pendant des années, se sont enrichis sur leur dos en vendant leur musique à des prix prohibitifs. De son coté Radiohead mise sur l’incitation à la découverte et la générosité des internautes en laissant leur dernier album en téléchargement pour un prix libre. Les grands labels s’allient avec Deezer pour offrir une découverte gratuite des albums de leurs artistes aux internautes. Un point partout, malgré une répression accrue du partage musical, le web remporte cette seconde manche.

Aujourd’hui, les maisons de disques deviennent virtuelles et vous, internautes, devenez producteurs des nouveaux talents. My Major Company ou No Major Musik vous font découvrir des artistes et vous laissent miser sur leur talent. Financez en partie le premier titre de votre découverte préférée, et partagez-vous les futurs gains de votre étalon si celui-ci décolle.

Je me souviens de ces maisons de disques qui se souciaient de l’avenir incertain de leurs artistes face aux dérives du web. Ces derniers temps je me prends à me faire du souci pour l’avenir de ces mêmes maisons de disques… Le web serait-il en passe de remporter une nouvelle manche ?

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