Sign O The Time (By Jim)

Papy parmi les plus grands papys lecteurs de ce blog, Jim entre son tour dans la boîte en venant nous parler de Prince. Début 1987 la planète compte deux génies noirs que tous opposent. Le premier, Michaël Jackson, éternel puceau pur et mignon, en qui peut s’identifier la majorité bien pensante blanche américaine (il […]



Papy parmi les plus grands papys lecteurs de ce blog, Jim entre son tour dans la boîte en venant nous parler de Prince.

Début 1987 la planète compte deux génies noirs que tous opposent. Le premier, Michaël Jackson, éternel puceau pur et mignon, en qui peut s’identifier la majorité bien pensante blanche américaine (il n’a pas encore tourné Bad). Le second, Prince, son double négatif dont le succès et les paroles tellement crues entraîneront la création du « Parent’s Music Ressource Center » qui proposera le sticker « Parental Advisory Explicit Lyrics » aux maisons de disques.

En 1986, Prince est son Zenith. Après l’immense succès en 1984 de Purple Rain, l’album et le film qui le font connaître la face du monde, Parade son dernier album est une réussite et le 45 tours (euh, single) Kiss tourne en boucle sur les radios. Les Américains sont un peu perdus parmi ses délires musicaux, mais les Européens raffolent de ces nouvelles sonorités. Et c’est au Zenith de Paris le 25 août 1986 que toute la Jet Set se déplace pour admirer le phénomène.

Mais tout n’est pas tout rose. Prince va bientôt se séparer de son groupe The Revolution et leur dernier album dream Factory ne verra pas le jour. Stakanovitz de la musique, Prince passe ses jours et ses nuits enregistrer des titres. Il crée ainsi seul en studio un triple LP intitulé Crystal Ball. Warner hésite et Prince range ses bandes dans un coffre-fort. Travaillant sa voix, l’accélérant, la mixant, il se façonne un double féminin : Camille. À partir de ce travail jaillit un album éponyme de 40 min. Mais le projet avorte de la même façon.

Le milieu des années 80 est une période violente. Le 2 avril 1987 sort le double album Sign O The Time, signe des temps. Le premier titre pose le contexte: SIDA, pauvreté, héroïne, crack, gangs, armes feu, navette Challenger en cendres. SOTT devait initialement figurer sur l’album dream factory. D’autres titres de l’album proviennent également des projets abandonnés. De Camille : House Quake, Strange relationship et If I was your girlfriend. De crystal ball : Hot thing. Slow love est le fruit d’une collaboration avec la pianiste de jazz Clare Fischer.

La recette de l’album : Des purs moments de rock and roll aux solos de guitare psyché, des crooneries façon Marvin Gaye, une ambiguïté sexuelle excessive, et dieu. Prince au passage nous gratifie de sa redemption song lui avec the cross. L’album fait l’unanimité et en 2003, Rolling Stone magazine le classera 93e parmi les 500 plus grands albums de tous les temps.

Est-ce pour célébrer une dernière fois The Revolution ou pour saluer l’ambiance particulière du Zenith de Paris, le kid de Minneapolis nous offre un jam dont il a le secret issu du concert d’août 1986 : It’s gonna be a beautifull night.

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